Le consentement au mariage

Publié le par Sophie BOUDAREL

0020-19130616-Photo-Mariage.jpg Longtemps pour assurer l'importance du mariage, l'union des futurs époux devait être validées par le consentement de leurs familles.

Les archives de l'Assemblée Nationale Constituante en date du 16 août 1792 nous apprennent que M. MURAIRE donne lecture de l'article 5 du titre IV qui stipule que : "Depuis l'âge de 21 ans accomplis jusqu'à celui de 25 ans, les enfants ayant leur père ou mère ne seront tenus qu'à la simple réquisition de leur consentement".
Si les époux avaient cette majorité matrimoniale ils étaient tenus de demander le "conseil " de leurs parents, voire des aïeux, ou de les avertir de leur projet par des "actes respectueux".

Nous avons tous rencontré dans un acte de mariage cette notion de consentement : "présent et consentant" ou, si l'un des parents ne pouvaient être présent "le père consentant par acte dressé par Maître xxx"

Mais comment le (la) futur(e) époux(se) demandait le consentement ? 

Les actes respectueux étaient présentés aux parents par l'intermédiaire d'un notaire et étaient au nombre de trois si les deux premiers étaient refusés par les parents.
La demande de consentement se faisait par courrier. En voici un exemplaire, extrait d'un livre de 1930 "Nos lettres, conseils et formules pour toutes les circonstances" par Berthe BERNAGE :

Mes chers parents,

Vous m'avez souvent entendu parler de Mlle Madelaine Angrel dont le charme, l'intelligence et la délicate bonté sont appréciés de tous ceux qui l'approchent.
Après avoir longuement réfléchi, je suis persuadé que je trouverais en elle la femme idéale, que nous caractères et nos goûts s'accorderaien parfaitemen et qu'elle se montrerait une fille aimante et dévouée. Je viens donc vous demander de donner votre consentement à ce mariage et de me permettre de me poser en candidat à la main de Mlle Angrel.
Je me sens profondément ému en vous adressant cette demande et je vous supllie avec la tendresse que vous connsaissez de m'autoriser à croire à mon futur bonheur.

Votre fils bien affectionné.


Pour aller plus loin : 
Histoire des fiançailles
Geneanfrance : le mariage
La majorité matrimoniale en France

Publié dans Chroniques

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