Une pépite d'or au bord du chemin

Publié le par Sophie BOUDAREL

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En se promenant avec son chien dans un chemin de terre, un retraité a découvert en Anjou la plus grosse pépite d'or jamais découverte en France métropolitaine depuis le 19e siècle, probablement dans un ancien lit de la Loire.

Quand on parle de chercheur d'or, on imagine tout de suite l'orpailleur californien et la ruée vers l'or qui a eu lieu au XIXe siècle. Or il faut savoir que la tradition orifère en France trouve ses racines depuis l'Antiquité et se poursuivra jusqu'à la fin du 18e siècle.

L'orpaillage a connu son âge d'or entre le 15e et le 18e siècle. C'est durant cette période qu'apparurent les premiers documents écrits concernant l'orpaillage. D'après ces écrits, le lavage du sable pour en tirer des paillettes d'or était une activité annexe des bergers, agriculteurs ou pêcheurs qui amélioraient ainsi leurs revenus.
Jusqu'en 1810, date de promulgation de la loi sur les mines et carrières, l'orpailleur travaillait sous le régime des patentes royales. Fournisseur du trésor du roi, il était détenteur de certains privilèges dont celui de pouvoir choisir librement ses gisements et de les exploiter sans tenir compte de l'avis du propriétaire du lieu.
La loi de 1810 supprima les patentes, l'autorisation des propriétaires riverains des cours d'eau aurifères fut alors nécessaire et bon nombre de chercheurs d'or furent alors chassés. 
Seuls quelques orpailleurs subsistèrent encore mais ils disparaîtront au début du 20e siècle. 

Si vous avez des recherches à effectuer concernant un ancêtre orpailleur -avant 1810- vous devrez vous rendre aux archives départementales et consulter la série A - Actes du pouvoir souverain et domaine royal.

Sources :
20 minutes.fr (article dans son intégralité)
Chercheu d'or en France (source historique et inconographique)

Publié dans Métiers

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