Diémoz dans l'histoire : l'époque gallo-romaine

Publié le par Sophie BOUDAREL

Voici le troisième épisode du feuilleton "Diémoz un village du nord Isère". Après avoir découvert Diémoz à l'époque du néolithique, découvrez Diémoz à l'époque gallo-romaine.

EPOQUE GALLO ROMAINE

L’époque Gallo Romaine fut très riche pour le Nord Isère, témoins les très nombreux restes existants dans les villes et villages de la région. Sous la conquête romaine, à l’époque de la Narbonnaise qui suivit la Gaule transalpine, le territoire fut divisé en pagi, sortes de cantons ruraux. La campagne iséroise ne fut pas écartée du processus de romanisation, les nombreux sites découverts par les archéologues attestent d’une mise en valeur précoce particulièrement nette dans l’arrière pays viennois, les vallées et l’Isle Crémieu.

En effet la bourgeoisie municipale, qui fournissait prêtres et magistrats, était souvent issue du monde rural et elle tirait des revenus substantiels de l’exploitation des domaines. Dans toutes les localités, se développaient des activités artisanales très variées, à côté des grands domaines ruraux (villae). C’était tout un territoire qui participait à cet essor économique avec une population nombreuse.

Reconstitution de villa romaine

Initialement, les petits propriétaires libres (possessores) travaillant à leur profit se regroupaient sous la forme d’un village (vicus). Mais à la veille des grandes invasions barbares, commence un grand mouvement de concentration. Les grands domaines ruraux et les abbayes, comme celles des Dames de Saint Pierre, deviennent de grands propriétaires qui prennent sous leur protection les petits propriétaires en échange de redevances annuelles, constituées par des parts de fruits et des corvées. Beaucoup de communes françaises dérivent d’un grand domaine gallo-romain. Le grand domaine comportait deux parties, l’une réservée par le maître (dominicum), l’autre concédée (tenure). La partie concédée était divisée en petites exploitations, ou manses, qui comprenaient une chaumière, un verger, un lot de terres arables, ainsi que des droits d’usage dans les pâtures et les bois, dont la jouissance était commune au propriétaire et aux colons.

Mosaïques représentant Achille





Mais la culture Gallo Romaine périclite petit à petit. Vers 270, les Alains et les Goths envahissent l’empire qui sera partagé quels que cent ans plus tard en 395 entre l’empire d’Occident et l’empire d’Orient. Les villes se fortifient à la suite des invasions, et la population des campagnes se raréfie, premières victimes des pilleurs. Les grands propriétaires vivent au centre de leurs terres dans des villas fortifiées. Ce sont les prémices des premiers châteaux forts qui apparaîtront vers l’an mil. C’est aussi à cette époque qu’apparaissent les premières communautés monastiques pour évangéliser les campagnes.

En 468, la ville de Vienne fut mise à sac par les Burgondes ainsi que la campagne environnante. Les Burgondes, fondateurs du royaume barbare de Bourgogne, étaient les alliés des romains contre les Alamans.  De nombreux groupes de pillards terrorisent les campagnes. Les riches propriétaires enterrent des trésors. C’est ainsi qu’a été retrouvé à Heyrieux, en 1964, au Buclay, un trésor datant de 281, réparti dans deux vases de terre cuite rougeâtre, contenant en particulier des pièces de monnaies.

En 476, L’empereur Remus dernier empereur romain d’Occident, dissout l’empire.

Cette période s’acheva en 496 par le baptême de Clovis, roi des Francs saliens.

Les voies romaines

Diémoz était située sur la voie Romaine qui rejoignait Vienne à Milan.

Voie romaine à Vienne
En fait, il existait, avant les romains, une voie Celte qui coupait la région d’ouest en est, et du temps des romains quatre voies de communication qui passaient dans la région. Monsieur Franck DORY, professeur d’histoire géographie dans l’Académie de Lyon, en parle dans son mémoire de maîtrise d’histoire en mai 1988 (disponible à la bibliothèque municipale de Vienne).

La voie Vienne – Milan

Elle partait du pont de Vienne, pour aller à Aoste en Italie puis Milan, par les Alpes Grées et particulièrement le col du Petit Saint Bernard. Franchissant la Gère sur le pont Saint Martin, elle arrivait à Pont Evêque (Pons Levecca, c’est à dire pont sur la Véga) et, après avoir longé la voie du Lot, au pied du Castrum de Septème, arrivait à Oytier, puis Diémoz. Elle continuait ensuite sa route vers Bourgoin, puis les Alpes et l’Italie.

La voie Vienne – Saint Jean de Bournay    

Une voie antique devait relier Vienne à Saint Jean de Bournay. Cette voie, selon toute vraisemblance, se prolongeait en allant rejoindre vers Meyrieu ou Champier, par Châtonnay, la voie Lyon – Grenoble jusqu’à la capitale des Alpes. L’historien Nicolas CHORIER voyait en cette voie Vienne – Saint Jean de Bournay, l’axe principal unissant la cité Viennoise à Grenoble. En tout cas, des actes médiévaux attestent l’ancienneté d’un passage à travers la plaine orientale de Vienne. Une charte de vente datée de l’an 1246 concerne une terre à Estrablin au-dessous de la voie publique, tandis qu’un terrier de 1383 cite une voie sur Saint Jean de Bournay qu’il faut sans doute voir dans l’ancien chemin de Vienne à Saint Jean de Bournay longeant l’Amballon et jalonnée par la maladrerie de la Détourbe.

La voie Lyon – Beaurepaire   

Une voie antique partait de Lyon par le quartier de la Guillotière, traversait Vénissieux, Mions, Valencin, Saint Just Chaleyssin, le Péage d’Oytier, Septème, gravissait les pentes du coteau de la Combe, franchissait le chemin de Vienne à Saint Georges d’Espéranche à la Feyta (Laveyzin) et redescendait sur Moidieu par Monchamp et le Meunier avant de se fondre dans la voie unissant Vienne à Saint Jean de Bournay. Elle repartait ensuite vers le sud, en direction de Beaurepaire. 

Enfin, le chemin de la Feyta devait constituer l’axe celtique Vienne – Chambéry, (haches polies à Moidieu), repris par les Romains (sarcophages d’une antique nécropole en remploi dans des fermes au nord d’Estrablin). Ces voies constamment bien entretenues sous la domination Romaine, furent dans les temps postérieurs entièrement négligées et étaient devenues presque impraticables, l’éloignement des habitations, la pauvreté et l’isolement des lieux arides ou couverts de forêts, les rendaient d’une viabilité difficile et quelquefois peu sûres. De là, toutes ces mesures de précautions et de préparatifs nécessitées autrefois pour un simple voyage hors de la province. Plusieurs documents font connaître quelles difficultés offrait la route de Grenoble à Lyon au 14ème siècle, car, sur cette route, la plus fréquentée, il y avait peu d’auberges, elles étaient généralement mauvaises et souvent on courait le risque de ne pouvoir y être hébergé.

La voie Lyon – Grenoble

Une autre voie antique partait de Lyon, toujours par le quartier de la Guillotière, et traversait Heyrieux, Triévoz, puis Artas, avant de rejoindre Grenoble (ou Cularo).
Les quatres voies romaines de la région

La voie Vienne – Milan

Son tracé paraît antérieur à la conquête romaine. Elle doit dater d’Agrippa gendre de l’empereur Auguste (40 ans avant JC). L’empierrement, attesté par le géographe grec Strabon (1er siècle après JC), était entretenu sous l’empire. Elle figure sur l’itinéraire Antonin et sur la carte de Peutinger, où la distance varie de 20 à 21 milles.

Venant de Saint Oblas, la voie romaine Vienne Bourgoin – Milan croisait la Via Siboencha. Sur la rive gauche de la rivière de Saint Oblas, appelée aussi la Péranche, le parcellaire de 1640 des archives communales de Diémoz cite « le vieux chemin de Saint Oblas à Diémoz, aujourd’hui en partie abandonné ; il servait jadis de trait d’union entre ces deux centres ruraux, réunis longtemps en une seule paroisse ». Cet itinéraire, tronçon présumé de la voie romaine, rencontrait une voie transversale signalée dans les archives du moyen âge sous le nom de Via Siboencha au 13èmeVia Sybuenchi à la fin du 13ème siècle et voie publique de Saint Georges à Heyrieux. Nous pouvons supposer que cette fameuse rivière de Saint Oblas est l’actuel ruisseau d’Espéranche qui sort des étangs de la combe du loup et que cette Via est approximativement sur le tracé de l’actuelle route de Saint Georges à Heyrieux par le carrefour de Lafayette. siècle,

La voie pénétrait dans les bans communaux de Diémoz près du territoire de Montbuisson. On disait autrefois Malobeysson ou Malbayson. Plus récemment, le territoire s‘appelait Maubuisson. La proximité de la voie publique est signalée dans un parchemin de 1275 précisant la vente d’un bois à Philippe de Savoie (Archives de l’Isère B 3609).

La voie, quittant Montbuisson, passait dans le terroir voisin du Voydoz ou le Voyde (voie d’homme) .Cité dans le parcellaire de 1640, ce serait le souvenir d’un gué pour franchir le torrent du PétrierEcrasses.  Ce gué doit être situé actuellement à l’opposé du hameau de Mongolet de l’autre côté de la route. appelé les

La voie continuait le long du ruisseau du Pétrier en remontant la grande Combe. Le parcellaire de 1640 mentionne le mas du Pétrier. Dès le 12ème siècle, il est question du « Campum de Pleitries » et de la « terra de Pleytries » dans le cartulaire de Bonnevaux. Il s’agit là d’un terme de la langue romane qui pourrait dériver du prototype latin « Petra » (le champ ou la terre de pierre). Il est fort probable qu’il s’agisse de la onzième borne milliaire romaine. D’ailleurs, la distance entre le Pétrier et Diémoz correspond à un mille romain (toujours dans le parcellaire de 1640). Il a existé pendant longtemps une pierre rectangulaire de 2 mètres de haut, 50 centimètres à la base, 40 au sommet et 20 d’épaisseur qui pouvait être cette borne.

La vallée du Pétrier

Après avoir quitté la vallée du Pétrier, la voie romaine gagnait la hauteur et atteignait la ligne de partage des eaux entre la vallée de la grande Combe et la plaine de Chanoz,  elle abordait le village de Diémoz, près des hameaux de Guerrier et Costa. A proximité se trouvait l’ancien péage de Diémoz. Le parcellaire de 1640 mentionne le terroir de Gros Jean avec, dit le texte, « le péage enclavé dedans », tandis que la terre voisine joignait au midi la voie romaine.

Elle longeait au nord la butte féodale de Diémoz pour gagner le quartier de l’église où devait se trouver la 12ème borne. De ce quartier de Dième, la voie romaine obliquait vers la chapelle de Notre Dame de Lestra. Elle rejoignait la chapelle par un chemin qui, sur les anciennes cartes vicinales, portait le nom de chemin de la potence. A proximité, sur une petite éminence, se trouve la ferme de la Pota. Ce chemin, avec les travaux du TGV, n’existe plus en tant que tel. Il se situe sur le tracé de l’actuelle rue du stade jusque après l’église, puis devait couper pour rejoindre la maison pour tous et prenait derrière le stade de football d’honneur, le long de la ferme et rejoignait la chapelle (repère E5 sur le plan de Diémoz). Son nom vient du fait que le domaine de la Pota servait de lieu de justice seigneuriale et que la potence devait y être dressée.

Le ru du Moulin

Au milieu du village, le chemin de la potence franchissait le Ru du Moulin qui descend des étangs appelés les Bessuès sur un ponceau fait de grandes dalles de calcaire dur. Le Ru du Moulin, petit ruisseau qui naît et meurt sur la commune de Diémoz, a un lit creusé dans les boues glaciaires. Il était jadis parsemé d’étangs. Quand, sous la révolution, à la suite du décret du 14 frimaire de l’an II, on détruisit les étangs pour augmenter les superficies ensemencées, il ne put être question de semer du blé dans ces marécages. Ceci explique en partie un léger détour de la route qui n’a pas suivi le chemin direct de Diémoz à Bonnefamille, le long de cette vallée embourbée. Il s’agit d’ailleurs de la route des étangs. Depuis quelques années, et depuis les travaux du TGV, un aménagement de ce ruisseau a été réalisé par la commune pour faire un étang avec berges et retenue au milieu d’un parc public. Le Ru du Moulin passe derrière la salle polyvalente, traverse la rue du stade sous un pont, passe derrière l’école et va se perdre dans le champ de peuplier vers le carrefour des 4 routes.

De Notre Dame de Lestra, la voie romaine obliquait vers le plateau de Beausoleil où elle croisait une autre voie romaine : le chemin direct de Lyon à Grenoble par Heyrieux et Artas. Le carrefour s’appelle encore le Triévoz ou Triève Gillet (jadis « Trivium de la croix » aux confins de Diémoz et de Fallavier). Les raisons de ce détour sont expliquées par M. Grenier. Les ingénieurs romains, plutôt que de tracer des routes rectilignes, s’accommodaient aux exigences du terrain. Au lieu de suivre la ligne droite, pour éviter les montées et les descentes trop rapides, les constructeurs n’hésitaient pas à détourner franchement la route pour l’asseoir sur un plateau ou sur une pente douce offrant un sol ferme éloigné des terrains humides.

En fait le croisement  que l’on connaît aujourd’hui, était un triangle. A l’ouest de Notre Dame de Lestra, il est possible, d’après Franck DORY, que l’ancien « Trivium Pavot » rappelle l’existence de pavés de la voie romaine. De là, partait la route vers Ponas, Heyrieux et Lyon. A l’est, la route de Bourgoin rencontrait sous un angle aigu la route de Grenoble au « Trivium de la Murjata » (vers la Maison Genin), souvenir de murs antiques, comme le suggérait le docteur Saunier.

Actuellement, le carrefour s’appelle Triévoz Gillet, en souvenir de Gillet d’Oncieu, futur seigneur de Diémoz. Une pièce d’archives de l’année 1362 décrit un acte d’hommage prêté au Dauphin par les enfants mineurs de Guillaume d’Oncieu. Le texte précise que l’acte porte sur tout ce qui fait partie de la maison forte de Diémoz et qui est situé dans le triangle de routes « depuis le trivium des routes de la Murjata, jusqu’au trivium appelé Pavot et cette limite de Pavot jusqu’à la croix et, de cette croix, jusqu’au trivium de la Murjata ». Le trivium de la croix se situe actuellement dans le quartier de la Croisy.

Diémoz était, comme encore actuellement, dans une zone triangulaire de carrefours antiques assez remarquable.

La voie consulaire des Alpes Grées quittait ensuite Diémoz pour aborder le territoire de Bonnefamille (Minuta Familia) par le ruisseau Bivet en direction de Saint Alban de Roche.

C’est à la sortie de Bonnefamille, au lieu-dit la Grande Grange que se trouvait la quatorzième borne.

Les deux voies romaines de Diémoz
La voie romaine à Bonne famille

L’occupation romaine

Diémoz, placé au carrefour de voies romaines, n’a pas échappé au développement lié à l’invasion puis l’occupation romaine. Il est d’ailleurs fort probable que l’origine du village soit liée à l’existence d’un grand domaine.

A l’époque de Jules César, la colline de Diémoz fut une colline fortifiée. La 10ème cohorte romaine devait y tenir un campement. Cette troupe comme la 7ème cohorte à Septème et la 8ème à Oytier, avait été opposée à l’ennemi gaulois. Elle était en charge de protéger la sécurité des légions romaines qui venaient occuper toute la région jusqu’à la porte prétorienne de Vienne. La ville était un dépôt divisionnaire des armées de conquête. Le campement de Diémoz a contribué à l’agrandissement du village amenant une population commerçante qui faisait du trafic avec la milice, et forma une petite cité. On ne sait pas exactement où résidait la troupe et le village (la colline de Diémoz ou le plateau vers Saint Pierre de Lépieu). Cependant, l’histoire militaire romaine nous apprend que les romains fortifiaient toujours et en même temps une colline et une colline opposée pour mieux se protéger. Dans notre cas, même si nous n’avons pas une certitude, les deux camps devaient être sur la colline, pour le principal et sur la butte de Ponas, pour le secondaire. Ceci pourrait expliquer la naissance du village au niveau de Saint Pierre, protégé entre les deux camps.

Emplacements présumés des camps romains

Exemple de la structure d'un camp romain classique

S’il ne reste que peu de vestiges de cette époque, ceux trouvés prouvent que la commune était déjà peuplée de villae gallo romaine, regroupant plusieurs familles. Un certain nombre de découvertes ont eu lieu sur la commune. On peut citer un fragment de chapiteau romain en marbre orné de feuilles d’acanthe découvert par le docteur Saunier à l’emplacement du château, ainsi qu’au lieu dit Saint Pierre de Lépieu des débris de tuiles ont été aperçus en bordure du calvaire (renseignement Mr CHAUFFIN). Lors des travaux de réalisation du T.G.V., des vestiges gallo romains ont été retrouvés et transférés au musée de Vienne. En particulier, une stèle représentant une femme, en parfait état a été ainsi exhumée. 

Saint Pierre de Lépieu a été depuis l’époque néolithique, un lieu de culte ancien. Sur ce vieux centre habité, s’élevait à l’époque carolingienne la villa de Lipiacum (Villa Lipiaco au 9ème siècle) avec une église dédiée à Saint Pierre. Une référence à ce site est faite dans une annexe du cartulaire de Saint André le Bas à Vienne datée de 975 . Il y est fait mention d’une donation dont l’acte porte sur une église, son presbytère, ses champs, ses étables, vignes, pâturages, bois, ruisseaux, sources, etc. La villa disparut au cours du moyen âge, seule l’église resta debout sous le titre de chapelle rurale jusqu’au 19ème siècle, où elle a été détruite et remplacée par une croix.  Elle était fréquentée, comme la croix après elle, par des enfants atteints de convulsions. Les moines de Bonnevaux avaient pour limite de leurs propriétés au nord, l’église de Lépieu au 12ème siècle.


Croix de Saint Pierre de Lépieu

Les gaulois, comme les romains vénèrent une multitude de divinités dont ils sollicitent la protection par des prières et des offrandes. Sous la domination romaine, les pratiques religieuses des conquérants sont d’autant plus facilement acceptées que la plupart des dieux romains trouve des correspondants gaulois. Très romanisé, l’Isère n’a laissé que peu de place aux cultes indigènes ou ancestraux. De nombreux objets (statuettes) ou structures attestant formellement d’un culte ou d’un sanctuaire ont été trouvés en Isère. En fait le christianisme touche principalement la population urbaine. Les campagnes restent païennes et continuent à adorer les dieux multiples.

A Diémoz, les traces d’un culte romain ont été découvertes. Il s’agit d’un cimetière antique avec foyer et poteries d’âge barbare au sommet du coteau du hameau de Ponas.  Il semblerait, d’après diverses sources dont les études de M. Grenier, qu’il s’agisse du culte de Epona. Eponna était une déesse celte à la jument, garante de prospérité des récoltes et de fécondité du bétail. Le hameau, situé au nord du village, viendrait du nom de cette déesse Epona, la déesse gauloise protectrice des chevaux. Le village est évoqué dans le cartulaire de Vaulx sous la graphie Paunas. Dans l’histoire romaine, de nombreux sanctuaires se trouvaient en retrait, dominant les routes et les carrefours. De plus, Eponna était un culte très répandu dans le monde gréco-latin et en Gaule.

Il en est de même pour le carrefour de l’alouette. Son nom pourrait venir de l’emblème de l’alouette, fréquemment utilisé par les guerriers gaulois. Ce dernier point n’est qu’une supposition, d’autant plus que sur la carte de Cassini en 1747, l’emplacement du carrefour s’appelait Chantalouette.

Epona, de type Est Gaulois (Musée d'Arlon)


 


Epona (Alésia)

Epona nourissant deux chevaux (centre de la Gaulle)

Stèle retrouvée pendant les travaux du TGV


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La semaine prochaine nous nous intéresserons aux premières traces écrites faisant mention de Diémoz ...


 

Publié dans Histoire Locale

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