Réforme des noms de famille

Publié le par Sophie BOUDAREL

Le 23 novembre, j'écrivais un article sur une probable réforme des noms de famille de nos voisins Suisses, et je m'interrogeais sur l'impact de la loi GOUZES chez nous.

Aujourd'hui, le site du journal La Croix publie un article à ce sujet. Certes les statistiques officielles ne sont pas encore connues, mais, apprend-on dans l'article, d'après un rapide sondage auprès des mairies, seuls 5 à 8% des couples auraient fait le choix du double-nom.

La raison de ce manque d'engouement ?
Le manque d'informations claires. Soit les couples n'en avaient pas entendu parler, soit c'était succintement par les médias. De plus, les mairies n'ont reçu la circulaire d'application (plus de 100 pages) qu'en décembre 2004 pour une application en janvier 2005.
La complexité du double-nom. Beaucoup de parents ont avoué avoir pensé à leur enfant devant écrire son double nom, avec le double tiret. D'autres n'ont pas voulu obligé leur enfant à faire un choix cornélien au moment de son mariage; quel nom garder ? celui du père ou de la mère ?

Je concluerais avec cet extrait de l'article :"Alors que la femme conserve un lien privilégié avec l’enfant, qui établit d’emblée sa maternité, c’est une façon de rétablir un équilibre dans le couple. Ce phénomène est encore plus fort quand les parents ne sont pas mariés. Donner à leur enfant le seul nom du père serait aussi le «cadeau» que les mères offrent à leur compagnon."

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