Diémoz et la vie économique

Publié le par Sophie BOUDAREL


La vie à Diémoz n'était pas seulement rythmée par les cultures ou les maladies. D'autres évènements plus festifs tels les foires ou les promenades dans les rues du vilage agrémentaient la vie quotidienne.









Les foires à Diémoz

Diémoz, comme de nombreux villages de France, a toujours eu des commerces. Son expansion actuelle fait que ces commerces continuent d'exister et de croître pour certains alors que d'autres ont disparu dans les méandres de l'histoire.

L'explication est simple et réside dans la situation géographique du village. De tous temps, il a été au carrefour de voies de communications importantes et aux frontières de plusieurs territoires (Savoie, Dauphiné, France). Ceci, comme pour les autres villages de la vallée de la Véga, celle de la Vésonne et celle de la Bourbre, a favorisé les échanges commerciaux.

Tout d'abord, il y avait et il y a toujours la foire. C'était l'occasion pour les uns et les autres d'aller vendre les produits provenant de la culture de leurs champs et leurs vignes, du tissage de leur chanvre et de l'élevage de leurs troupeaux.

L'ordonnance royale du 3 février 1819 fixèrent les dates des foires du Nord Isère sur la base de celles déjà existantes comme à Diémoz ou les créant comme à Moidieu.

Il est deux grandes foires annuelles, les 26 mars et 8 septembre. La foire du 26 mars suit, depuis toujours, la « vogue », d'origine si ancienne, qui se fait toujours au jour de l'Annonciation de la Très Sainte Vierge (ou le dimanche suivant). Celle du 8 septembre se fait en même temps que la fête patronale, jour de la nativité de la Très Sainte Vierge.


Les commerces à travers les âges

 

Artisanat et commerce

Les registres paroissiaux et les registres de la mairie nous donnent des indications intéressantes sur les différents commerces et artisanats de la commune.

Le tableau suivant donne les différents corps de métier ayant existé en 1690 et au début du 20ème siècle.


 

Le métier du velours

Il est important de noter qu'à partir du milieu du 18ème siècle, Diémoz a connu une grande activité artisanale autour du velours. En effet, des veloutiers avaient installés leurs métiers dans leur demeure. Dans toutes les maisons, on pincetait le velours, mouchetait du tulle, le soir à la veillée et pendant les longues journées hivernales. Aux beaux jours, les habitants retrouvaient les champs pour les travaux saisonniers. La culture était très variée, les terrains parcellés. La polyculture, l'élevage complet gros bétail et basse cour, le laitage et ses transformations, constituaient la principale ressource des habitants du village.

Au début du 20ème siècle, il y a eut un magasin de mode, c'est aujourd'hui une maison particulière.

 

Promenade dans les rues

Le nom même d’une des rues principales de Diémoz nous ramène au commerce. Il s’agit de la rue marchande. Quand on regarde des photos aériennes du village, d’il y a quelques années, l’organisation de la vie économique est liée aux rues : la route nationale, la rue marchande qui est parallèle et en contre bas et la rue du stade qui descend vers Notre Dame de Lestra.
L‘autre grand axe de notre village est plus récent que la rue marchande. En effet, la nationale 518 n’existait pas à l’époque de la révolution française. Elle fut construite en 1848. 

D’abord appelée la route de Lyon, elle était en terre battue et les pluies d’hiver la ravinait en traversant le village.

Puis elle devint la route nationale que nous connaissons après un goudronnage en 1934.




Feuilletez l'album Promenade dans Diémoz et découvrez le village tel qu'il est décrit dans l'article.




A suivre : Les écoles du village...

Publié dans Histoire Locale

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Eric de Bernouis 29/01/2007 10:27

Concernant le nom de la rue marchande. Il s'agit effectivement d'une désignation qui date d'après guerre. Le village ayant pris beaucoup d'ampleur depuis 20 ans, certains quartiers ou nouvelles rues ont repris des noms anciens (chemins, fermes, hameaux).
Concernant l'instituteur en 1945, il s'agit bien de monsieur Vivier, le document de base est une copie d'une ronéo de l'époque et les lettres tapées à la machine n'étaient pas toujours lisible.
Pour compléter ces recherches, je suis toujours à la recherche de documents, anecdotes ou informations diverses

Sophie 28/01/2007 14:19

Bonjour,Concernant le train et l'église, restez connecté, les épisodes sont à venir.Pour l'histoire de la rue Marchande je me renseigne et vous tiens au courant.A bientôt,Sophie.

GARDE Maurice 28/01/2007 11:11

 
Lyon, le 27 janvier 2007



Histoire de Diémoz (gazette des ancêtres)

Originaire de Diémoz par mon père, j’ai particulièrement apprécié ce remarquable travail sur l’histoire du village (l’adresse du blog m’avait été communiquée par Lucien Nèple). Ci-dessous quelques questions.



(16/12/2006)

La deuxième guerre mondiale
Le rapport écrit le 26 août 1945, rapport dactylographié, donne comme nom de l’instituteur « VIRER ». Je pense que c’est une erreur de frappe car l’instituteur de l’époque devait être Maurice Vivier que j’ai moi-même bien connu (cousin germain par alliance de mon père). Daniel Roussillon, cousin germain de mon père, avait bien caché un poste de radio chez son père, mon grand-oncle : nous l’avons su après la guerre.

Histoire du 20° siècle
Il n’est pas fait mention, pour le 20° siècle, de l’arrivée à Diémoz du tramway à vapeur (vers 1909 : compagnie des chemins de fer du sud de la France puis T.O.D. V.F.D.). Mais une gazette y sera peut-être consacrée…


(14/01/2007)

Promenade dans les rues Le nom même d’une des rues principales ramène au commerce : la rue marchande. Cette dénomination est-elle antérieure à l’époque d’après-guerre où les rues ont reçu un nom officiel ? Je me souviens de quelques dénominations anciennes de rues ou chemins : pissevache, vieille brouillée etc. Je ne me souviens pas de « rue marchande » : c’est peut-être un oubli de ma part.

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Eglise de Diémoz Sa construction a été évoquée (28/11/2006). J’attends le chapitre annoncé sur l’histoire de cette dernière : évolution de la construction, épisode des années d’après la première guerre (départ du curé, abandon de l’édifice et dégradations importantes…, restauration). J’ai en effet souvent entendu parler de cette période par mon père qui, passant ses vacances à Diémoz dans sa jeunesse, se souvenait de la reconstruction de la charpente par ses oncles.

Maurice Garde
Garde.maurice@wanadoo.fr