Diémoz et ses cafés

Publié le par Sophie BOUDAREL

Après les foires et les écoles, il est un autre lieu de rassemblement et de vie d'un village : les cafés.

Le café comme lieu de rencontre

Des cafés dans l’histoire

Comme tous les villages situés sur les voies de communication, Diémoz a toujours possédé une activité économique fleurissante dans le domaine des cafés, restaurant et même hôtel. En 1690, lors du recensement, un dénommé Michel Dignat  exerçait le métier de cabaretier. En 1900, le village en possédait 7.

Les principaux établissement existent encore, certains ayant conservé leur vocation initiale, d’autres ayant changé de statuts.

Parmi les principaux cafés et cabaretiers, il est possible de citer

v      CLAPISSON

v      CLOPIN – sur la RN518

v      COMTE

v      DELUZURIEUX

v      FOURNIER – à Triévoz Gillet

v      GONIN – sur la RN 518

v      LINAGE – hôtel sur la place et ancien relais de poste

v      MONDUEL – dans la rue marchande

v      ROZIER – à la place de l’actuelle coiffeuse

v      THOLIN

Il est important de bien comprendre le rôle social des cafés dans les villages comme le notre. C’était avant tout un lieu de rencontre et de commerce, souvent allant au delà de la vocation primaire d’un café. Pour preuve, certains de ces cafés faisaient aussi boulangerie ou dépôt de pain et épicerie, parfois même les deux. Les hommes, mais aussi les femmes s’y retrouvaient le soir après les travaux dans les champs ou à la ville pour boire un coup et discuter de tout et de rien.

Il existe de nombres écrits concernant les auberges, les cafés et les hôtels comme cet arrêt du parlement du Dauphiné de 1677, interdisant aux cabaretiers et hôteliers du Viennois de donner à manger et à boire aux personnes du lieu ou aux étrangers dès qu’il faisait nuit, ainsi que pendant le service divin des paroisses les jours de fêtes et de dimanches, sous peine de 25 livres d’amende contre le cabaretier ou l’hôtelier et 5 livres d’amende pour chaque délinquant.

Rendez-vous des conscrits devant le café Clopin. De haut en bas et de gauche à droite :

Mr Monnet (Heyrieux), René Chavrier, David Joannes, Mr Beloud, Mr Anthonin, Mr Nepple, Jules Boulud

L’hôtel Linage

Il est situé sur la petite place derrière l’ancienne carrosserie, à côté de la boulangerie. Ancien relais de poste et hôtel, il faisait aussi tabac. Il a été vendu à la famille Boulud puis transformé, depuis quelques années, en logements locatifs.

L'hôtel Linage en 1908

L'hôtel vers 1911

Les arbres ont leurs feuilles

L'hôtel vers 1920

L'hôtel Linage est devenu l'hôtel Boulud

Le café GONIN

Le café GONIN était sur la nationale 518 dans le bas de la rue au niveau de l’ancienne carrosserie.

Le café Gonin au début du XXe. siècle

Le café CLOPIN

Le café CLOPIN était lui aussi sur la nationale 518, mais dans le haut, du même côté que le petit château, à peu près en face du bureau de tabac actuel. Il est encore possible de voir des traces de l’enseigne sur le mur.

La rue principale et le café Clopin en 1905

La rue principale et le café Clopin en 1906

La rue principale et le café Clopin en 1998

L’ancien café Clopin en octobre 1998

Le café ROZIER

Le café Rozier était situé dans la rue marchande à l’emplacement de l’actuel salon de coiffure. Il faisait aussi boulangerie. Les deux vues ont été prises au niveau de l’actuelle boulangerie. Le terre plein est devenu un trottoir bétonné. Le portail de gauche existe toujours.

Le café Rozier en 1906

L’emplacement du café ROZIER devenu salon de coiffure (1999)

Le café MONDUEL

Le café MONDUEL existe encore, bien qu’il ait changé de nombreuses fois de propriétaire. Il s’agit de l’actuel café de la place.

Le café Monduel en 1919

Le café Monduel en 1920 (environ)

Le café FOURNIER

Le café FOURNIER n’existe plus. C’était un café et une épicerie en même temps. Il était situé au carrefour de la route de Villefontaine à Diémoz et de Bonnefamille à Ponas.

Le carrefour de Triévoz Gillet en 1911

Le café DELUZURIEUX

Le café Deluzurieux était à la place de la pharmacie actuelle et faisait aussi boulangerie.

Le café sur la gauche de la rue


A suivre : le train à Diémoz...




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Maire Valérie 20/04/2008 19:55

Je voulais préciser que le café Clopin avait été racheté autour de 1940 par mes grand parents, Mr et Mme Rozier Marius et exploité jusqu' à leurs retraite.Je constate que Mr Neple l'a souligné et je l'en remercie.

Maire Valérie 20/04/2008 19:54

Je voulais préciser que le café Clopin avait été racheté autour de 1940 par mes grand parents, Mr et Mme Rozier Marius et exploité jusqu' à leurs retraite.Je constate que Mr Neple l'a souligné et je l'en remercie.

neple. lucien 28/01/2007 15:05

Sous la pphotos des conscrits de la classe 1920 (nés en 1900) i faut lire Marius Etienne Beloud dit Tienne , Charles François Antonin dit François , Jean Marie Nèple . Il manque une conscrite célèbre la "Mère" Guignard   , née noémie Monduel  dite Nini qui tenait l'épicerie/journaux aujourd'hui disparue et qui se trouvait près de la petite école j'allai faire les "commissions " chez la Nini  ,mon père lui allait chez la Madeleine ,sa mère (née Langlois ) qui tenait déja le magazin .
Les vieux de ma génération connaissent le café Clopin sous le nom de Café Rozier ,dès avant guerre et juqu'a sa fermeture  en face Beloud puis Antonin ,le café Gonin etait devenu Guignard puis Errard , le café de la place sous les noms de Roussillon ,Clapisson et Rogemond , ce café faisait également épicerie . L'hotel Linage est devenu hotel Boulud par ce qu'une fille Linage a épousé Marius Boulud ,le frère du Jules de la Photo